espace pub
Infos en ligne:
  • Nomination de quatre nouveaux cardes à la Direction générale des Douanes ...

  • Zeghmati désigné Procureur général de la Cour d'Alger et Bendaas procureurde la République près le Tribunal de Sidi M'hamed ...

  • Driencourt réfute toute "volonté d'ingérence" de la France dans les affaires de l'Algérie ...

  • Benrahma meilleur passeur de la compétition ...

  • Sonatrach réalise quatre nouvelles découvertes en effort propre ...

  • Routes bloquées à Magra pour dénoncer des sanctions d'"extrêmesévérité" contre le NCM ...

  • Belaiz présente sa démission au chef de l'Etat ...

  • L'appel de Chelsea sur l'interdiction de recrutement ...

  • Guardiola défend la prestation de Mahrez ...

  • Le MCA remporte le derby, le MOB accroché ...

Quotidien d'information indépendant - n° 6462 - Lundi 20 Mai 2019

«Donnant-donnant»

Interligne+- AAgrandir le Text+- Imprimez cet Article

«Qu’appelez-vous corruption ? Nous ont demandé nos interlocuteurs. Si accepter un déjeuner c’est de la corruption, alors je suis l’homme le plus corrompu.», ajoutaient-ils en souriant. Étrennes, gros cadeaux, repas, voyages a l’étranger, et même les lieux saints de l’Islam n’ont pas échappée à ce trafic d’influence, où des chambres luxueuses sont payées rubis sur ongles par des intermédiaires et autres entrepreneurs. Tout cela relève dans la wilaya de Mascara des pratiques commerciales et sociales habituelles.

Le tout est de savoir quand l’un exagère et quand l’autre le tient, à l’exemple de la corruption institution qui, dans les marchés publics est endémique et sert pour une large part à financer certains hauts responsables et autres cercles vicieux au niveau local. La corruption officielle qui est reconnue de fait par une certaine autorité, notamment, par le premier magistrat du pays, et ce, à l’occasion de ses divers interventions éclatantes contre le phénomène de la corruption, sans pour autant désappointer les irascibles cols blancs qui excellent dans la déchéance administrative . Les opérations d’additions et de soustractions sont monnaies courantes depuis un certain temps dans la wilaya de Mascara, où les affaires de corruption à la mode des ripoux, dont on ne parle plus, ou la première constatation sont éloquentes vu le black-out où l’information est extraite au compte- goûtte. Le sujet est tabou, et personne ne voudrait s’exprimer sur la question, par crainte d’être harcelées par les divers tenants et boutant, où traiter de ce thème serait commettre une mauvaise action contre les absolutistes locaux, sans pour autant les désigner. Face a la crise, face au poids grandissant de l’état se développe une économie parallèle, souterraine, avec comme moteurs le travail au noir, la fraude, la combine, le piston et la corruption, qui sévissent a grande échelle au niveau de la wilaya et dont il est impossible de délimiter les frontières. C’est cette gangrène qui fait la gravité du phénomène, une gangrène qui menace à terme le libre jeu de la concurrence et même le fonctionnement de la démocratie. La crise rend gourmand, et plus elle durcit, plus il est tentant de donner un coup aux décisions en donnant un pot de vin aux décisionnaires, ou dans ce code du savoir-vivre, pensez à donner quelque chose de sa main, est devenue un impératif moral. Villa clés en main, cadeau de véhicules tout terrain pour le fiston, lot de terrain, etc.Tels sont les formes et types de cadeaux qui ont cours et qui participent de la mise en place d’une culture de la Tchippa… Selon une présentation courante au niveau de la wilaya de Mascara, l’habitude de faire des cadeaux passe pour être une des causes les plus importantes de la corruption systématique, qui s’est malheureusement généralisée, et ce, a tous les niveaux. En apparence, elle semble en effet contribuer à la personnalisation des rapports, ce qui rend les gens disponibles pour des pratiques comme le favoritisme quand elle ne les y oblige pas. Toute fonction peut être mise au service d’intérêts privés, et servir ainsi la corruption. Cela arrive quant celui qui l’exerce nourrit des intentions corruptrices, il détourne alors la fonction de sa mission première de service public, et ceci est relativement aisé quand, avec le temps cette mission tombe en cession. Nous avons vu, auparavant que dans la wilaya de Mascara, quand une fonction perd sa substance, tout peut arriver. Il y a aussi des lieux privilégiés et des codes ou seuls les initiées, ceux qui sont dans les affaires juteuses des marchées et autres contrats publics, d’où la nébuleuse coutume illégitime, d’extorsions de biens. En réalité, le problème est plus fragile, dans la dimension où la corruption est un fait social, c’est-à-dire non pas un objet physique mais une démarche achevée par des individus, dans la cadence où elle est déterminée à partir de desseins via ces mêmes individus. On voit mal comment elle peut avoir lieu dans l’espace social, façonner des effets dans la conscience des individus qui veulent, facturent, promeuvent des stratégies avant de passer à l’acte sans que la société ne la révèle par un mot. Ce qui est frappant, c’est le non sentiment de culpabilité aussi bien chez les corrupteurs que chez les corrompus…C’est notamment vrai, où on entend parler que des entrepreneurs très entreprenants sont obligés de verser une ristourne pour obtenir un marché ou un chantier. Du donnant-donnant ! En conséquence, on ne voit de solution à ce fatal phénomène que dans la moralisation, dans l’éducation civique et dans l’adoption des codes d’éthique, seules capables de délivrer les individus du penchant de l’argent facile et de ladrerie, qui ont pris des proportions alarmantes dans la wilaya de Mascara. N’est-il pas vrai, entre dîner au prix du mensonge, et jeûner pour prix de la vérité, le choix d’un homme digne est clair. Qui a dit que la corruption existe dans la wilaya de Mascara ?

espace pub

Vos Commentaires

espace pub

Vidéo LNR

Loading the player...

Le président du Conseil constitutionnel, Mourad Medelci, est décédé hier

Suivez LNR sur Facebook

Galerie

espace pub