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Quotidien d'information indépendant - n° 6630 - Mardi 10 Décembre 2019

L’urgence d’un plan cancer

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Selon les intervenants aux Journées internationales de formation chirurgicale organisées récemment à Annaba par la clinique médico-chirurgicale «Belle vue Elysa», quatorze millions de nouveaux cancéreux viennent grossir les rangs des personnes atteintes de cette pathologie dans le monde dont l’Algérie.

Quelque deux cents praticiens dont de nombreux étrangers y ont participé. D’envergure internationale, elle a pour principal thème, «la réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) pour une meilleure prise en charge des cancers dans notre pays». Fil conducteur qui unit les oncologues, la RCP permet de relever au quotidien les nombreux défis imposés par la diversité et la complexité des soins spécifiques aux cancers. Les projets et les idées novatrices avancés par une trentaine de communications, témoignent de l’engagement qui anime les oncologues de rang magistral invités par le professeur Ayadi Azzedine, directeur général de la clinique «Belle vue Elysa». Ce qui a permis une variété d’informations pertinentes à l’acquisition de connaissances pour une prise en charge collégiale et optimale des cancéreux. C’est ce que à quoi a appelé le Pr Ayadi en soulignant l’urgence de la mise en place du Plan cancer en Algérie (PCA). Ce plan est destiné à assurer la prise en charge pluridisciplinaire et la prévention ainsi que le dépistage précoce pour éviter de nouveaux cas de cancer. Outre la confirmation des cancers du poumon, du sein et colorectaux comme étant les plus fréquemment diagnostiqués, il a été précisé que ceux à l’origine des décès sont ceux du poumon, du foie et de l'estomac. «Le PCA doit viser aussi à améliorer la vie des personnes touchées pendant et après la maladie pour donner à la personne malade sa place dans la société. Il permettra aussi d’investir dans la recherche pour une médecine de plus en plus personnalisée», a estimé le Pr Ayadi dans son discours d’ouverture de cette manifestation scientifique rehaussée par d’éminents spécialistes algériens et internationaux de rang magistral. Au fil des communications et débats, l’on saura qu’avec 528 000 nouveaux cas chaque année, le cancer du col utérin est le quatrième cancer le plus fréquent chez les femmes dans le monde, après les cancers du sein, colorectal et du poumon. Très pertinentes, les communications sur les cancers digestifs, colorectaux, du col utérin, la prévention des complications de la coeliochirurgie, l’antibioprophylaxie ont été suivies avec une grande attention. A ces premières Journées internationales de Annaba, le cancer y a été abordé en deux approches principales : médicale et sociétale. L’accent a été mis sur la nécessité de la circulation de l’information dans un cadre de pluridisciplinarité pour relayer les avancées dans le dépistage, l’identification des facteurs de risque, ou encore des traitements anticancéreux. Ce que précise le Pr Abid Mourad, chef de service de chirurgie cancérologie au CHU d’Alger. «Il y a urgence à mettre en place un service intégré dans les Centres anti cancer (CAC) dans notre pays. Il ne sert à rien de créer ce type de structures avec des équipements sophistiqués si, en parallèle, il n’y a pas de multidisciplinarité. Il faut reconnaître que l’Etat investi des moyens financiers colossaux pour améliorer la prise en charge des cancéreux en réalisant des CAC. Or, bien qu’achevés, ces derniers ne sont pas pour autant fonctionnels. Il y a certes la chimiothérapie et la radiothérapie, mais cela est insuffisant. Si on ne s’organise pas, nous allons vers un échec dans la prise en charge des cancers». A ces premières Journées internationales de formation chirurgicale de Annaba, ont également participé des psychologues, des nutritionnistes, des gynécologues et des dermatologues. Par ailleurs, des thématiques se sont inscrites dans ce qui semble une stratégie où prévaut une conception dominante de la santé publique.

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