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Quotidien d'information indépendant - n° 6585 - Jeudi 17 Octobre 2019

Vers une réforme de retraite controversée

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Au moment où les syndicats des travailleurs mènent une bataille contre l’actuel système des retraites, la Caisse nationale des retraites (CNR), prévoit une réforme des retraites urgente afin de faire face à sa difficulté financière.

Annoncée, il y a trois mois, la décision de revalorisation des allocations et pensions des retraites allant de 1,5% à 6% n’entrera pas en vigueur comme était décidé, mais sera plutôt gelée temporairement. D’autres réformes toucheront le fonctionnement des régimes et des indemnités des retraites. Arrivant à une phase critique de sa situation financière la CNR opte pour l’austérité dont les conséquences directes seront supportées par les retraités et les nouveaux départs en retraite. Désormais, le nombre d'annuités servant de base de calcul de la pension des retraités prélevé sur le salaire mensuel moyen des cinq dernières années sera revu et calculé sur le salaire mensuel des dix dernières années. Dans un rapport établi par la direction générale de la CNR, cette décision permettrait d’évaluer les salaires et de mieux calculer et prendre en charge les écarts des indemnités, notamment, du départ en retraite.
A partir du début de l’année 2020, ne bénéficieront pas de leur revalorisation complémentaire et la base de calcul sera revue de 2,2% à 2,5%. Plusieurs autres mesures ont été annoncées et exposées par le directeur général de la CNR, lors d’une réunion de travail présidée par le secrétaire général du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, jeudi dernier, dans l’objectif de faire face à la crise financière qui menace son administration et surtout éviter la faillite. Sachant que le gouvernement avait déjà secouru cette administration en détresse financière et a promis de garantir les versements des pensions et allocations des retraités durant quelques mois, le temps de trouver une issue ou une alternative à cette situation précaire et dangereuse.
Après un constat négatif et les appels au secours de la CNR en direction de l’Etat qui ne peut mobiliser plus de fonds et puiser dans le Trésor public, déficitaire à son tour, les administrateurs de la CNR et le ministère de la tutelle mettent au peigne fin toutes les mesures éventuelles pouvons soutenir l’équilibrage des recettes et dépenses. C’est ce qui explique les réformes austères proposées par le directeur général de la CNR qui tente de sauver son administration de la banqueroute assurée si elle continue d’évoluer à ce rythme. La révision de son régime des retraites ainsi que le système de gestion de celles-ci s’imposent. Cependant, ces décisions qui peuvent provoquer le courroux des retraités, notamment, après le gel de la revalorisation des retraites allant de 1,5% à 6% annoncée, il y a quelques mois.
Cette décision contredit les instructions du ministère de tutelle qui avait affirmé, il y a quelques mois son engagement de soutenir les retraités ainsi que la CNR afin de l’aider à poursuivre normalement son activité. Quant au versement des indemnités de départ en retraite, ils ne seront effectifs qu’après quatre mois depuis la validation du dossier par la caisse nationale des retraites. Ils percevront leur pension après quatre mois de leur date de départ en retraite.
C’est un autre point important évoqué dans le rapport de la CNR transmis au ministère du travail afin qu’il soit examiné avant de mettre en œuvre ces réformes. Un projet qui attirera la foudre des syndicats qui depuis des années se mobilisent et combattent le système des retraites algériens considéré injuste et partiel et qui met en péril tous les efforts des travailleurs. La Caisse nationale des retraites compte 3,5 millions de retraités qui vont subir des coupes dans leur pension afin de soutenir une administration en détresse financière qui s’enfonce davantage.

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