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Quotidien d'information indépendant - n° 6462 - Lundi 20 Mai 2019

«Contraindre l’incertitude et libérer les contraintes»

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Nous avons vu dans le premier entretien que la Transition nous a accordé en exclusivité pour la Nouvelle République qu’une démocratisation du régime sans transition économique n’avait pas de sens au risque de remplacer des corrompus anciens par des frères jumeaux. Dans le second entretien nous avons pris le temps de caractériser la nature du changement économique à venir qui pour répondre aux vœux du Hirak doit être placé sous le signe de la transition énergétique et de la rupture avec l’ordre rentier à inscrire dans la Constitution. Aujourd’hui le Pays est dans une situation de crise. Comment en sortir très concrètement ?

En prenant en compte les deux entretiens précédents, y a-t-il un mécanisme de la transition qui nous aidera à sortir de la situation dans laquelle nous sommes?
Avant d’agir il faut comprendre. Faut-il s’appuyer sur les conditions socio-économiques structurelles du Hirak pour proposer une « sortie de crise » ou au contraire s’appuyer sur les caractéristiques formelles momentanées d’une situation de crise conjoncturelle ? En d’autres termes il ne faut pas confondre les conditions de l’émergence de la transition et les mécanismes de la transition elles-mêmes. Ou plus prosaïquement ne pas confondre la vitesse qui est une donnée physique de fond et la précipitation qui est une modalité parmi d’autres possibilités de mise en œuvre de la vitesse.
Pour ce qui concerne les prérequis permanents de l’émergence du Hirak je les synthétiserai par la conjonction d’une situation accidentelle de dérive institutionnelle offerte par le cinquième mandat et l’incapacité innée d’un système rentier à intégrer une démographie dynamique dans un plan de développement économique cohérent et universel. Le Hirak cherche à sortir de la rente, l’Etat de la crise, la Nation de l’encerclement impérial. Aussi réfléchir la transition démocratique en tant que nécessité impérieuse d’une reforme systémique ou les acteurs de la société civile seraient mus par des gentilles normes démocratiques serait de mon point de vue très naïf car la contextualisation des enjeux est fortement motivée par l’accaparement de la rente pétrolière sur fonds de très fortes pressions américaines pour l’exploitation des gaz de schistes.
Pour sortir de cette crise, ce ne sont pas les variables économiques, sociales et culturelles, autrement dit les luttes dans la société qui comptent le plus. Il est donc illusoire d’aller chercher une représentation du Hirak car il est urgent d’entamer une convergence concentrée sur la solution et non pas sur le problème. Le dialogue avec le Peuple est de longue haleine et se réalisera dans de futures institutions démocratiques.

Avec qui faut-il dialoguer alors ?
Ce sont les données strictement politiques qui sont décisives pour sortir de l’impasse actuelle et uniquement celles-là. J’ai connu une situation similaire au Brésil ou le processus démocratique a été initié (1977-1979) par une aile au sein de l’armée pour contrer le tout puissant renseignement militaire, le SNI (le Service National d’Information influencé par les Etats-Unis et par la France pour la pertinence de ses théories contre insurrectionnelles inspirées des guerres coloniales indochinoises et algériennes). Je cite cet exemple parce qu’il présente de fortes similitudes avec votre pays. Ce n’est pas parce que le General Toufik a été démis de ses fonctions en 2015 que le DRS - appendice d’un renseignement impérial fondamentalement lié aux intérêts énergétiques US et à sa lutte contre l’Islam dans le monde sous couvert de lutte anti-terroriste - a renoncé à ses prétentions autonomistes et hégémoniques au sein de l’appareil militaire.
De son côté, l’Etat-Major a émergé de manière progressive avec l’établissement en 2005 de l’Ecole Supérieure de la Guerre en tant que force de proposition doctrinale d’une sécurité nationale épousant celle de la sécurité de la rente des hydrocarbures. Ainsi deux tendances lourdes se sont formées au sein de l’appareil d’Etat militaire. La première, celle du DRS et de son alliance présidentielle est qualifiée de « pétrolière » intéressée par la gestion du pétrole à l’export et à l’import, le gaz ne générant pas de dividendes pour elle, ne la concerne pas. Avant la disgrâce du General Toufik, le DRS s’est appuyé sur son autonomie par rapport à l’Etat-Major pour établir de très solides alliances au sein de la Présidence. Sa chute n’a pas remis en cause cet axe de coopération pour des raisons liées à la gestion commerciale du pétrole.
L’affaire de la cocaïne comme les manifestations de protestation contre le cinquième mandat ont donné l’occasion à l’Etat-Major de rejeter catégoriquement une telle indépendance organique et politique de ses services de renseignements, intégrés à l’image des cercles affairistes de la Présidence, des conglomérats marchands du type Cevital ou ERTHB à la mondialisation, alors que les ressorts de l’Etat-major sont plus fondamentalement arc-boutés sur la gestion de la rente dans ses dimensions sécuritaires internes par un simple effet de fonctionnalité. C’est pour cette raison que l’Etat-Major constitue une tendance au sein de l’appareil d’Etat qui peut être décrite sous le vocable de «gardienne de la rente».

C’est d’ailleurs ce qui explique la propension naturelle de l’Etat-Major à former des alliances au sein du Hirak comme le montre les décisions prises par le Ministère de la Défense Nationale durant ces deux derniers mois pour répondre aux vœux du mouvement social bien transposés par les deux slogans, «El Blad bladna ou ndirou rayna» et «Djeich, Chaab, khaoua,khaoua» qu’il est nécessaire d’interpréter, dans le cadre du système rentier, comme l’expression d’une convergence forte entre le Hirak et l’Etat-Major. On a bien perçu à contrario l’incapacité du renseignement militaire à établir des alliances avec le Hirak lors de sa tentative ratée d’instrumentaliser l’ex Président Liamine Zeroual. Cette maladresse est simplement l’expression de la spécialisation progressive du DRS à nouer des liens dans le cadre de la commercialisation du pétrole et de la négociation de l’information sécuritaire en dehors des frontières plutôt qu’à l’intérieur.
Cela avait été déjà mis en évidence par son échec du site gazier (et non pétrolier !) de Tiguentourine (2013) et également souligné par la fragilité de ses alliances politiques avec des courants groupusculaires, peu rentables sur le plan de la remontée des informations opérationnelles, dont les idéologies sont des prolongements de courants philosophiques mondialisés (PAGS, RCD, MAK, PT) avec peu de prise sur le réel.
Ce n’est guère étonnant dans une société culturellement islamique ou la religiosité naturelle est renforcée par l’éviction durable de larges pans des masses populaires des sphères de la rente et ne peuvent de ce fait être intégrées dans un mouvement de sécularisation des comportements sociaux avant celle des pensées concomitant à la praxis économique et sociale. Par contre l’encadrement du Hirak par les abeilles électroniques US ne fait guère de doute et il est bien plus efficace que celui déployé par les agents du renseignement militaire national…

Vous êtes en train de nous dire qu’il faut aller vers une concertation fouillée de la lutte politique au sein de l’appareil d’Etat pour mieux proposer une sortie de crise et non pas discuter avec le Hirak ?
L’appareil d’Etat civil et militaire ne sortira de l’impasse dans laquelle nous sommes qu’en proposant une feuille de route anti-rentière et démocratique au Hirak. Mais la négociation pratique, celle qui nous importe à l’étape actuelle, ne dépend évidemment pas du Hirak mais de ceux qui constituent un rapport de force au sein de l’appareil d’Etat en appui du mouvement social et des forces internationales. C’est l’une des difficultés de l’exercice auquel je suis confrontée que je tente de compenser par une étude comparée de la transition démocratique dans les autres pays. Aussi je suis tentée de dire qu’en dehors de l’Etat-Major garant de la sécurité rentière nationale, du DRS en tant qu’agent d’influence au service de la rente pétrolière mondialisée, une troisième force, au sein de l’appareil d’Etat se dispute la redistribution de la rente mais dans une contestation plus feutrée et moins perceptible.
L’administration centrale civile y compris dans ses dimensions énergétiques (Sonelgaz, Sonatrach) est dominée - dans le sens d’hégémonie culturelle comme l’entend Gramsci et comme l’interprète Paris dans sa tentative de multiplier ses centres culturels sur le territoire national - par les berbérophones pour des raisons liées à la proximité géographique de la Kabylie que la centralisation de l’Etat favorise, mais aussi pour des raisons issues des luttes autour des questions identitaires et linguistiques qui se trouvent portées, pour ainsi dire vers le haut, pour cause de la gestion des fonctions administratives bureaucratiques de l’Etat civil, par des agents du service public idéologiquement imprégnés du courant berbériste nationaliste. Il n’y a qu’à voir la rapidité de transcription en tamazigh de la signalétique des grands services étatiques et des sociétés nationales dont le siège est, pour la totalité d’entre elles, à Alger pour s’en convaincre. La transcription en arabe de ces mêmes panneaux signalétiques a été un processus bien plus lent sur des décennies pour la région centre, ce qui nous donne l’occasion de mesurer de manière objective les configurations des formes sociales qui en découlent et leurs interactions avec l’appareil administratif. Toujours dans la même veine, on peut légitimement se demander, si les reformes de Benghabrit et de son équipe berbériste touchant à l’arabisation de l’enseignement, sous prétexte d’une pédagogie moderne ayant pour objectif déguisé de niveler vers le bas l’enseignement de cette langue, n’a pas aussi jouer dans les causes de déclenchement du Hirak si on veut bien se rappeler que le mouvement de protestation sociale a pris son essor à Kherrata et Khenchela. Pour qui connait la sacralité de l’attachement profond de cette région à la langue du Coran, il y a matière à réflexion pour les futures réformes dans le domaine. Ce type de positionnement, de minorités linguistiques fortement intéressées par la gestion de l’appareil d’Etat, n’est pas la caractéristique propre à votre Pays. Prenez le cas espagnol. La droite populiste hispanique en coordination avec la haute hiérarchie militaire héritiers du franquisme centralisateur se sont de tous temps opposés à la gauche sociale-démocrate fédérative s’appuyant sur une logique autonomiste régionale portée par des fonctionnaires aux aspirations républicaines, le cas de la Catalogne en étant l’expression la plus aboutie.…Sauf qu’Alger est la capitale de l’Algérie.

C’est-à-dire ?
Ce qui m’amène à considérer à caractériser la troisième force au sein de l’appareil d’Etat civil comme la « gestionnaire de la rente des hydrocarbures » et dont la fraction la plus technicienne, celle de la Sonelgaz et de la Sonatrach, cherche à valoriser la rente dans le cadre de sa transformation en produits dérivés de meilleurs rapports. Cette troisième tendance, civile, exerce une très forte influence d’ordre idéologique en solution de continuité avec les élites francophones et l’émigration que reflètent les bons scores électoraux aussi bien municipaux que législatifs du FFS en Kabylie, dans l’Algérois et dans l’émigration au-delà de la problématique de la sincérité et de la transparence de tels scrutins. Nous pouvons d’ailleurs trouver les traces d’une telle influence auprès des couches les plus avancées intellectuellement du Hirak, les étudiants, au plan national cette fois en raison de l’inter connectivite numérique du monde universitaire d’une part et d’autre part à l’encadrement enseignant profane dans sa majorité, plus orienté idéologiquement sur les problématiques concrètes économiques et sociales liées au développement qu’aux préoccupations spirituelles, culturelles ou de civilisation.
Ce sont ces trois forces essentielles d’articulation à la rente dont deux sont militaires et l’une civile qui encadrent les champs politiques concrets (les rapports de force) dans votre pays. Il est intéressant de noter et cette remarque peut aider à mieux formuler les prémisses d’une solution à la crise, que l’Etat-Major se trouve isolé, sur le plan idéologique au sein même de l’appareil d’Etat central civil, sentiment renforcé par des prérogatives constitutionnelles par nature limitatives, alors qu’il se sait majoritaire dans le pays réel en raison du soutien dont il peut se prévaloir auprès des courants islamo-patriotiques.
C’est pour cette raison que sur une scène médiatique, forcément algéroise par bien des aspects, il peut sembler minoritaire alors que dans le pays profond il est prédominant ce serait-ce qu’en raison de ses caractéristiques d’ordre sociologiques et géographiques.
C’est là, le principal obstacle d’organisation des modalités pratiques de la transition qui fait d’ailleurs l’objet de surenchères politiques des partis politiques d’opposition qu’il sera impératif de prendre en compte pour dépasser les crispations actuelles.

Ce sont donc ces trois influences que vous venez d’identifier au sein de l’appareil d’Etat qui commandent une sortie de crise. On a mieux compris leurs articulations réciproques dynamiques et leur rapport au système rentier que vous venez de décrire mais ont-ils des visages?
Commençons par la « tendance pétrolière » qui a été défaite et dont les chefs de file sont en prison (les généraux Bachir Tartag, Mohammed Mediene). C’est une force au sein de l’appareil d’Etat qui n’a pas disparu parce que ses leaders sont emprisonnés. Ils ont des relais dans l’Etat et dans la société civils, le RCD en étant un propagandiste patenté et Said Saadi l’idéologue en chef. L’élément de surprise stratégique de cette tendance était constitué par le General Toufik lui-même. En le déférant à la prison militaire de Blida, le MDN s’est affranchi d’une incertitude ayant de puissants relais à l’international car il ne faut pas oublier dans ce jeu à sommes complexes que les puissances étrangères (essentiellement la France et les Etats-Unis) pèsent de tout leur poids sur les appareils d’Etat aussi bien civils que militaires pour orienter la sortie de crise dans un sens favorable à leurs intérêts énergétiques, commerciaux et culturels. De ce point de vue-là, il me semble intéressant de lui aménager des petits espaces de dialogue même si cette aile politique se trouve aujourd’hui clairement défaite. On peut également ranger dans le même camp c’est-à-dire dans celui des forces en symbiose d’influences étrangères, Abdelaziz Mokri, qui serait pour les Etats-Unis (ou ses relais comme a Turquie, le Qatar, les Emirats Arabes Unis), ce que Said Saadi serait pour la France. Je préconiserai donc que les Partis politiques puissent unir leurs revendications dans une plate-forme minimaliste aux fins d’être collectivement acteurs du compromis qui viendra lorsque la situation aura atteint un stade de maturité qu’elle ne présente pas à ce jour. Je ne sais pas au vu de leurs dissensions profondes si cela pourra se faire tant ils vivent ces moments révolutionnaires en les idéalisant chacun pour les paradigmes qui le concernent. Dans le pire des cas, il faudra inviter sur des bases individuelles ceux qui sauront prendre leurs responsabilités au moment voulu. Mouwatana, Jil Jadid, Ali Benflis, Ali Ghediri sont déjà de ceux-là. Il faut les encourager aux initiatives décrispantes.

Qui d’autres ?
Une autre force, celle s’exprimant au sein de l’appareil d’Etat civil cette fois est représentée par des figures telles que Maitre Mustapha Bouchachi ou Ahmed Ouyahia pour les fractions les plus droitières de l’administration centrale mais aujourd’hui disqualifié définitivement de ses relations avec l’ex cercle présidentiel prévaricateur. On peut aussi y mettre sans aucune hésitation tous les militants issus de la mouvance berbéro-nationaliste comme RAJ, NABNI mais aussi et surtout les syndicats autonomes de la fonction publique, de la santé, de l’éducation nationale, des juges, des avocats, des journalistes. Toutes ces forces qui paraissent éparses représentent en réalité la société civile et ses interactions à l’Etat et à ce titre doivent réaliser sur eux-mêmes l’effort de présenter des revendications d’ordre non pas strictement syndicales mais politico-corporatistes qui leur sembleraient opportunes. Un travail de grande coordination doit y être déployé aux fins d’harmoniser leurs voix à défaut de serrer leurs rangs ! Reste la force, qui a joué historiquement un rôle central dans l’édification et la stabilisation de l’Etat mais qui en tant que corps constitué de souveraineté n’a pas légalement voix au débat immédiatement politique mais dont l’action décisive au sein de l’appareil d’Etat en fonde la légitimité. L’armée, car c’est d’elle qu’il s’agit a fait une bonne moitié de chemin en se défaisant des épées de Damoclès qui pendaient sur sa tête essentiellement le renseignement militaire intégré à la mondialisation et les forces de l’argent qui comme un vieux couple s’alimentaient réciproquement de leurs synergies. Cependant si elle a réussi en un temps très court à contraindre les incertitudes inhérentes aux processus de la transition, ce qui constitue un véritable tour de force qui restera à son actif dans l’Algérie de demain, il lui faut se libérer d’un certain nombre d’autres contraintes qui empêchent sa puissante action de porter ses fruits. Son hésitation à sortir d’un strict cadre constitutionnel indique un très haut degré de conscience de sa responsabilité historique, renforcée par ceux des partis d’opposition irresponsables qui voient en tout mouvement de l’ANP un coup d’Etat. Elle réfléchit donc la démocratisation prudemment en l’objectivant non pas comme un meilleur choix rationnel mais comme le moins pire des choix d’une situation politique donnée. C’est pour cette raison que le meilleur stratège de la démocratisation (l’ANP) n’est pas forcément le démocrate le plus convaincu, ce qui lui assure une avance sur tous. C’est là le moyen le plus fiable d’assurer la transition vers un régime sinon démocratique au moins de démocratisation poussée au risque de l’implosion de l’Etat rentier.

Et les mécanismes pratiques de la transition ?
Il n’y a pas de quoi s’inquiéter. Ce sont les plus simples à mettre en œuvre mais seulement quand les conditions nationales et internationales du consensus et des garanties politiques réciproques seront réunies mais vous n’y êtes toujours pas. La décantation commence à produire ses effets dans le mouvement social et politique et après un moment d’évaluation et d’arbitrages le jeu des alliances nationales et internationales reprendra ses droits sous un nouveau jour. Patience vous y arriverez, tous ensemble pour peu que vous mainteniez la centralité du mot d’ordre qui vous unit, tous, sans exception : le pacifisme pour votre Nation et votre Peuple à l’intérieur, la confrontation diplomatique sévère ou la guerre pour ceux qui vous la cherchent à l’extérieur.
Propos recueillis par Brazi

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