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Quotidien d'information indépendant - n° 6442 - Jeudi 25 Avril 2019

La Banque d’Algérie fait face à ses responsabilités

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Les transferts illicites inquiétants des capitaux vers l’étranger, ces dernières semaines, ont fait réagir la Banque d’Algérie qui a décidé de créer un comité de veille et de suivi de ces opérations. Le phénomène a pris de l’ampleur depuis le début de la grogne populaire le 22 février dernier. En absence d’instruments efficaces, la Banque d’Algérie a perdu le monopole face à ces crimes financiers. Des millions d’euros ont été saisi au niveau des aéroports et des frontières terrestres, ces dernières semaines. Un niveau record, inquiétant et menaçant la stabilité des finances du pays

Cette hausse alarmante des tentatives de transfert illicite de devises a été impactée par la fragilité du système bancaire du pays et le vide institutionnel devant stopper cette saignée des capitaux. Des hommes d’affaires algériens et étrangers tentent depuis le début de la crise de transporter leurs capitaux vers l’étrangers, créant ainsi un gouffre financier au niveau des établissements financiers dépourvus de moyens modernes et de réseaux sophistiquer pour détecter les opérations financières suspectes. Le transfert illicite se réfère à la surfacturation des importations ouvrant ainsi une brèche à l’évasion fiscale. Ainsi la Banque d’Algérie reconnait ses failles.
Pour éradiquer ce phénomène et préserver les finances du pays de la corruption et fuite des capitaux cautionnés par certaines administrations, la Banque d’Algérie a décidé d’installer un comité de veille et de suivi des transferts de la devise afin de réguler et contrôler ce canal ainsi qu’assurer la traçabilité des opérations. Cet organe remédiera à barrer la route aux opportunistes, insoucieux de l’économie du pays, profitant même de l’instabilité politique de ce dernier. C’est une décision saluée par l’ancien ministre des Finances et expert, Abderhamane Benkhalfa qui a appelé lors de son intervention sur les ondes de la radio algérienne, chaine 1, de sévir et de dénoncer ces pratiques restées impunies depuis des années. Il a, également, mis l’accent sur l’impératif d’apporter au plus vite des solutions car la situation économique du pays s’envenime et s’effondre.
La mise en place de ce type d’organisme aiderait à corriger les failles du système de contrôle des transferts bancaires. De plus, il surveillera l'évolution des transferts en devises vers l'étranger et renforcera la vigilance en matière de transactions financières avec les autres pays. Progressivement, l’Algérie pourrait par la suite se pencher sur la question récurrente de l’évasion fiscale. Beaucoup reste à faire en dépit des mesures coercitives prises par la BA qui passe sous la loupe tous les placements en devises auprès des banques publique et privée, ces derniers mois.
Cependant, la lutte contre la fuite des capitaux nécessite du temps et beaucoup de contrôle. Sans oublier de mettre à jours les fichiers des fraudeurs, impliqués dans ces crimes financiers. Le constat alarmant de ces dernières semaines a éveillé les inquiétudes de la BA qui fait face à ses responsabilités et décide d’agir de concert avec l’ABEF pour contrer ce fléau. Par ailleurs, au moment où l’Algérie fait face à une importance signée de sa devise vers le reste du monde, les envois de fonds de la diaspora algérienne ont quant à eux baissé à 1,9 milliards de dollars, en 2018 selon la dernière note de la Banque Mondiale.

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