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Quotidien d'information indépendant - n° 6492 - Mercredi 26 Juin 2019

La production artisanale reste la seule mesure de survie pour la pêche

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La pêche en Algérie reste malheureusement un secteur qui attend vraiment une solide stratégie, les fruits de mer ou le poisson en général connaît une réelle insuffisance sur le marché local et devient un vrai luxe pour toutes les bourses hélas.

Le secteur de la Pêche et des Ressources halieutiques de la wilaya d’Annaba avait fonctionné avec une importante enveloppe financière de près de 10 milliards de DA qui avait été débloquée par l’Etat pour encourager et valoriser les petits métiers de la pêche. Selon toute évidence l’action d’injecter de l’argent frais et utile pour sauvegarder les petits métiers qui notamment étaient sur le point de disparaître et aussi dans le but d’améliorer la production artisanale reste une mesure judicieuse pour la survie du secteur en question. Or, 53,4% de la pêche maritime est composée de sardiniers soit indique certains professionnels dans le secteur plus de 2882 embarcations et 692 sardiniers sont en activité, 34% de ces embarcations représentent des chalutiers alors que le reste 66% sont des sardiniers et cela démontre une nette augmentation de la pêcherie sardinière. En tout état de cause des acquisitions avaient été effectuées pour 2000 récentes embarcations dont note –on 78 petits bateaux sont destinés pour la pêche en haute mer. C’est quelques étrangers expérimentés dans le secteur notamment dans la tradition des cultures halieutiques qui opèrent d’ores et déjà dans l’aquaculture.
Dans ce cadre il est nécessaire de souligner que l’important budget accordé pour le Plan national du développement de la pêche a pour objectif de restructurer le secteur et surtout dynamiser les petits métiers de même que plus de 690 projets avaient été transférés à la banque Badr pour réaliser cette option. Certes, il a été constaté une chute dans les exportations qui faut-il le souligner n’étaient que de l’ordre de 5,4 millions de dollars durant les années précédentes tandis que le marché européen réserve une importance primordiale pour les exportations algériennes où la demande demeure toujours croissante et c’est ce qui explique que les droits de Douanes aient été supprimés pour les importations en provenance de la plupart des pays en développement, 78% des exportations du pays vont vers l’Espagne et seulement 7% sont déstinés pour la France comme pour l’Italie. La production nationale qui était de 130 000 tonnes par an pour laquelle seuls les produits les plus valorisés sur le marché extérieur font l’objet d’exportation. A titre indicatif, les crevettes, les langoustes, les poulpes et l’Algérie dispose seulement de 600 000 tonnes de stocks pêchables dont 220 000 tonnes sont exploitables. A cela il faut ajouter que les raisons du retard en matière de pêche sont nombreuses à titre d’exemple la flotte est inefficace pour entreprendre la pêche au large pour laquelle de grands moyens matériels devraient être particulièrement déployés indique-t-on.
A Annaba plus de 80 promoteurs avaient bénéficié d’aides financières accordées par l’Etat et seulement 10 cas d’entres eux avaient réalisé des projets pour le secteur de la pêche alors que le reste n’avait rien fait pour ce créneau. Un contrôle dans ce sens devrait être effectué pour pénaliser les personnes de mauvaise foi. De nos jours le poisson notamment la sardine qui est très consommée par les Algériens est devenue un produit de luxe pas tellement accessible pour les petites bourses à un prix de 250 DA le kg , elle n’est pas à la portée de tous. En effet, le prix des poissons dans les poissonneries a pris de l’envol et la plupart des citoyens dans la wilaya ne parviennent pas à consommer plus de trois kg de sardine par mois la moyenne de la consommation par habitant dans le monde est de 15,7 kg au Maroc elle est de 8 kg et en Tunisie 10 kg. Certains observateurs affirment que la cherté des produits de la mer sinon la rareté du poisson reviennent en premier lieu aux pêcheurs. Ce secteur tourne à Annaba avec seulement 445 unités dont une centaine de sardiniers 31 chalutiers et 7 autres petits bateaux de pêche.
Sur le plan extérieur l’on révèle que le chiffre d’affaire des ventes de la pêche française dépasse largement le un milliard d’euros, cela place ce pays au 3ème rang européen après la Grande- Bretagne, le Danemark et l’Espagne. La pêche étrangère se caractérise par sa diversité en méditerranée, les principales espèces capturées sont essentiellement le thon rouge, la sardine et l’anchois. La revue agro line avance un nombre de 8000 navires actifs pour la flotte de pêche maritime française possédant une production d’environ de 603 000 tonnes pour plus de 230 espèces, précise-t-on. Les principales espèces élevées en France sont le bar avec 3000 tonnes, le turbot, la truite de mer et la daurade royale. Les Français poussent leur pays à importer trois fois plus de produits de la mer qu’elle n’en exporte soit des importations en poissons de mer congelés. Or, l’investissement étranger direct et en partenariat avec des opérateurs nationaux dans le domaine de la pêche et l’aquaculture reste toujours encouragée et l’initiative du ministère de la pêche et des ressources halieutiques veut renforcer cette coopération internationale pour cela 12 sociétés mixtes avaient été créés dont 10 sont algéro- espagnoles et algéro-franco-espagnoles. A noter que la production nationale de la pêche avait enregistré une hausse de 4 % en 2012 par rapport 2011, soit une quantité de 108 000 tonnes, avait indiqué le ministère de la pèche et des ressources halieutiques.
Cette ville possède 04 sites d’échouage répartis d’Est à l’Ouest du littoral sur les plages de Sidi Salem, Seybouse, la Caroube et Chetaibi pour une flottille globale de 529 immatriculées dont 309 actives avec une population maritime à la pèche de 4253 personnes. La production halieutique en juillet 2013 a été de 3197 tonnes dont 72 % de poissons bleus et bancs, crustacés et mollusques céphalopodes. Les quantités exportées durant les 8 mois derniers étaient de l’ordre de 62 270 kg dont 44 543 kg de crustacés congelés et 17 720 kg de mollusques congelés, souligne-t-on.

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