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Quotidien d'information indépendant - n° 6416 - Mardi 26 Mars 2019

Portrait de Chafaï Ahmed, un chahid dont un lycée porte le nom

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Ne dit-on pas qu’un peuple qui oublie son histoire est un peuple qui renie son existence, alors comment les élèves du lycée Chafai Ahmed lorsque vous leur posez la question : qui est Chafai Ahmed ? aucun lycéen ne pourra vous répondre si ce n’est «c’est un chahid». Seule l’amnésie parviendra à faire oublier ces valeureux et courageux chouhadas qui bravérent, des années durant ( 1954-1962 ) la repression, l’injustice, la hogra du colonialisme. Ils sont nombreux ces hommes qui ont, dans leur majorité, payé au peril de leur vie leur engagement patriotique contre l’occupant et la barbarie française.

Le sytème éducatif des établissements scolaires porte le nom des chahids, à l’image du College Belaouche, du lycée Kentour Saïd, du College Bouiri Boualem, du lycée Kentour Saïd, du lycée Chafai Ahmed et bien d’autres établissements, demandez aux élèves si notamment l’enseignement de l’histoire de la guerre de libération nationale leur a été bien inculquée, pas du tout, ils n’en connaissent rien ! Alors nous avons fait un tour au premier lycée de la localité de Bordj-Ménaiel, qui porte le nom de Chafai Ahmed, un établissement qui a produit d’imminents médecins, de grands chirurgiens, d’excellents architectes, des avocats de grandes compétences, des cadres dans l’administration algérienne et autres, d’ailleurs ce qui est le plus frappant vient de la première responsable de cet établissement en l’occurrence la Directrice Chaouchi qui elle a fait son cursus de lycéenne en décrochant son baccalauréat dans cet établissement Chafai Ahmed, dont elle se rappelle des débuts des années 1972 avec des enseignants et enseignantes très compétents et de la coopération égyptienne, Irakienne, Syrienne, palestinienne et occidentale.
C’est une grande dame» binte el blad» qui possède de grandes connaissances dans l’enseignement et dans la gestion de ce secteur névralgique et c’est elle qui a demandé la biographie de ce vaillant chahid qui était un grand combattant durant la révolution Algérienne : Qui est Chafai Ahmed ? C’est un combattant plein de courage et de bravoure qui a combattu les armes à la main, on le surnommait le «Rouget», il était aux cotés d’Ali Mellah ( dit si Chérif) avec lequel il a réussi un grand travail de sensibilisation au sein de la population appelée à adhérer à la révolution du 1 er novembre 1954, une date inoubliable, il était membre de l’état major de la wilaya VI historique (Sahara) entre 1956 et 1957- Chafai Ahmed est un personnage instruit que ce soit en langue française qu’en Arabe, les moudjahidine qui ont survécus après la guerre de libération nationale disent de lui qu’il était un meneur d’homme avec un esprit patriotique au-delà de l’inimaginable, il est toujours au devant des combats, il faisait peur à la soldatesque Française qui voyait en lui quelqu’un de dangereux et qu’il fallait éliminer au plus vite, Si Ahmed Chafai est tombé au champ d’honneur en compagnie d’autres maquisards en date du 31 mars 1957 à Kaf Lakhadar dans la commune de Challalet laadaoura ( ex Maginot» dans la wilaya de Médéa à 150 kilometres au Sud d’Alger, il a sacrifié sa vie pour son pays alors qu’il n’avait à peine les 28 ans…
Chafai Ahmed est venu au monde un certain 9 juin 1929 au village d’Agouni Hamiche dans la localité de Tala Bouzrou dépendant de Makouda à proximité de la wilaya de Tizi-Ouzou, il a passé toute son enfance, sa scolarité et autres jusqu’à sa disparition en martyr au Sud du pays- Son initiation au commerce se fera dés son jeune age et ce en aidant son père, commerçant de son état dans des taches quotidiennes- Son instruction et ses connaissances dans la langue de Molière était très parfaite, il maitrisait bien le français tout en se perfectionnant dans la langue Du Saint Coran, l’Arabe dont son père y tenait beaucoup. On le surnommait le Rouget et avec son accent bien maitrisé de la langue française, la soldatesque française avait du mal à l’identifier comme un indigène , c’est pour cela que ces deux paramètres l’aidèrent dans son militantisme et dans son combat de tous les jours contre l’occupant colonial.
Chafai Ahmed faisait partie de la patrouille envoyée depuis la wilaya 3 vers l’intérieur du pays en vue de la création de la wilaya VI et rejoindre 112 combattants qui l’attendaient- il perdit la vie à cause d’une dénonciation et d’une traitrise dans cette région quand a surnommée «la région des traitres»- Pour ceux qui ne le savent pas, Ahmed Chafai était un ancien appelé de l’armée Française dans les années 1940, il était très bien instruit et avec son bagage, il put se former politiquement et vivre longtemps dans cette région du Sud du pays (Titteri) ou il put sensibiliser la population à la veille de l’insurrection de Novembre 1954, sur les idées pour la lutte contre le colonialisme français, il était le compagnon de Yazourene ( futur colonel dit Brirouche) de Amar el bass (de son vrai nom Amar Bensalah) et de beaucoup d’autres nationalistes en Kabylie- Ahmed Chafai était un vaillant guerrier et malgré cela, à cause d’une traitrise bien manigancée et préparée , nous n’allons pas nous étaler sur qui et le pourquoi Chafai Ahmed est mort, cela fait partie des historiens est des lycéens pour faire des recherches, pour nous le grand maquisard est tombé au champ d’honneur en même temps que Ali Mellah en date du 31 mars 1957, une date inoubliable pour les Algériens car beaucoup de grands chahids sont partis à cette même date…
Des chahids qui sont notre fierté, une source de référence que les étudiants devront étudier, ils sont les héros de la Nation : Dieu n’a-t-il pas dit dans son livre sacré «ne pensez en aucun cas que ceux qui ont offert leur vies à l’égard de Dieu sont morts, bien au contraire, ils demeurent vivants auprès de Dieu, qui les récompensera dans l’au -délà» la preuve, il suffit de s’arrêter devant l’enceinte du lycée, de lever la tête vers le haut du portail pour lire «thérapeute Chafaïa Ahmed», cela vous donne la chair de poule.

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