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Quotidien d'information indépendant - n° 6462 - Lundi 20 Mai 2019

Le Mondial 2022 au Qatar entre spéculations et accusations

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La Fédération internationale de football (FIFA) et le groupe audiovisuel Al Jazeera auraient passé un contrat financier juste avant la désignation du Qatar comme pays-hôte de la Coupe du monde 2022, a assuré l’hebdomadaire britannique Sunday Times.

Ces soupçons de corruption interviennent alors que la FIFA va discuter le 15 mars 2019 à Miami du Mondial 2022 avec 48 équipes au lieu de 32. Le 15 mars à Miami, la Fédération internationale de football (FIFA) va se pencher très sérieusement sur un sujet complexe : l’élargissement de la Coupe du monde 2022 de 32 à 48 équipes. Cette réforme ne devait intervenir qu’à partir de l’édition 2026, coorganisée par les Etats-Unis, le Canda et le Mexique. Mais la FIFA a été séduite par une idée émise en Amérique du Sud, en avril 2018 : qu’il y ait davantage de participants dès 2022. Au Qatar, futur hôte du tournoi, ce projet a été accueilli avec beaucoup de prudence. Les autorités locales n’ont pas fermé la porte. Elles ont indiqué qu’elles auraient évidemment leur mot à dire. Et pour cause : qui dit davantage d’équipes dit davantage d’infrastructures et donc des centaines de millions d’euros supplémentaires à dépenser.

Oman et/ou le Koweït coorganisateurs ?
Cependant, la FIFA a vite opté pour une éventuelle co-organisation, en raison des sommes faramineuses engagées par le Qatar – un budget de 200 milliards de dollars, selon un rapport de 2013 du cabinet Deloitte – et de la superficie réduite du petit Etat. Une alternative qui se heurte toutefois à la crise entre le Qatar et la plupart de ses voisins du Golfe persique. Depuis juin 2017, plusieurs pays ont rompu leurs relations diplomatiques avec les Qatariens, dont les Saoudiens, les Emiriens et les Bahreïniens. Parmi les pays de la péninsule arabique, seuls le Koweït et Oman maintiennent des rapports normaux avec Doha. Des solutions pour la FIFA ? «De fait, la situation géopolitique est complexe», admettait le patron du foot mondial, Gianni Infantino, en février. «Mais je vois qu'aujourd'hui Donald Trump et Kim Jong-un se rencontrent.
Ça veut dire que tout est possible.» La FIFA ne devrait en tout cas pas prendre de décision définitive sur ce point avant sa prochaine assemblée générale, en juin à Paris. Celle-ci sera en outre suivie très attentivement par les organisations non-gouvernementales qui ont critiqué à plusieurs reprises le sort des personnes travaillant sur les chantiers du Mondial 2022. «Nous rappelons à la FIFA son engagement à respecter les droits humains, la transparence et le développement durable, écrivent huit ONG, dont Amnesty International et Human Rights Watch, dans une lettre. Nous vous demandons ainsi de confirmer publiquement que toute évaluation de co-hôtes potentiels pour 2022 suivrait un processus qui inclut ces critères».

De nouvelles accusations de corruption
La toute-puissante Fédération sportive va par ailleurs discuter de la Coupe du monde 2022 dans un climat de tension. Le 10 mars, le Sunday Times a publié une nouvelle enquête sur les conditions supposées d’attribution du tournoi, en décembre 2010. L’hebdomadaire britannique y affirme notamment que la FIFA a signé un contrat secret avec le groupe audiovisuel qatarien, Al Jazeera, quelques semaines avant la désignation du pays hôte. Toujours selon le journal, ce deal prévoyait entre autre le versement de 300 millions de dollars, ainsi que de 100 millions supplémentaires en cas de victoire du Qatar face aux autres candidats : l’Australie, la Corée du Sud, les Etats-Unis et le Japon. Cette somme correspondait à une prise en charge d’une partie des frais de production télévisée, normalement assumés par la FIFA. Le Sunday Times assure également que 480 millions de dollars auraient encore été versés par Al Jazeera à la FIFA, trois ans plus tard dans le cadre d'un deuxième contrat de droits télévisés.
Cette dernière a répondu à l'hebdomadaire que «les allégations liées à l'attribution de la Coupe du monde de la FIFA 2022 ont déjà été commentées de manière approfondie». Le groupe audiovisuel étant étroitement lié aux autorités qatariennes, y a-t-il eu corruption ? Pas selon celui qui a été le patron de la FIFA de 1998 à 2015. «Je ne comprends pas cette réouverture d'un dossier de présumée corruption qui, avec la publication du rapport Garcia (d'enquête interne, Ndlr), avait été clos, a rétorqué le Suisse à l’AFP. De toute façon, la désignation/élection du Qatar pour la Coupe du monde 2022 a été faite suite à l'intervention politique du président de la République (française), Nicolas Sarkozy, demandant à Michel Platini de voter avec ses proches pour le Qatar».
Le Suisse, déchu suite à une affaire de versement controversé à Michel Platini, conclut : «Ces quatre voix ont fait pencher la balance pour le Qatar et contre les USA.» A cette époque, seuls les membres du gouvernement de la FIFA (Conseil) désignaient les pays-hôtes de la Coupe du monde. Suite à plusieurs scandales retentissants, c'est désormais l'assemblée générale (Congrès) de la Fédération internationale de football qui vote. Par un souci de démocratie interne. Mais aussi parce qu’il est théoriquement plus difficile de corrompre un grand nombre de personnes – les 211 délégués du Congrès – qu’un petit nombre – les 37 dirigeants du Conseil.

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