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Quotidien d'information indépendant - n° 6585 - Jeudi 17 Octobre 2019

L’impatience des praticiens et paramédicaux

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Même si, selon l’étude «Bloomberg 2019 healthiest country index» publiée récemment, le secteur algérien de la santé est classé quatrième en Afrique, les constats qui ont suivi, dénotent un laisser-aller à tous les niveaux de gestion. Il en est ainsi de la pratique médicale, de l’hygiène de vie et de la salubrité dans les établissements de santé publique et privée qui continuent à régresser dangereusement.

Cette situation est confirmée au niveau des hôpitaux, cliniques, polycliniques et autres centres médicaux où l’impatience des praticiens et des paramédicaux est à chaque fois poussé à l’extrême. On parle de responsables et cadres au niveau du ministère qui «méprisent» les agents de santé et qui feraient tout pour les diaboliser aux yeux de la population. D’où leurs multiples et incessants appels au ministre de la Santé, à l’effet d’accomplir sa part de responsabilités vis-à-vis des acteurs de la santé à quelque niveau que ce soit. «Dans le cas contraire, notre riposte sera retentissante pour obtenir satisfaction particulièrement en cette période de troubles où les malades sont livrés à eux-mêmes faute de prise en charge sérieuse. Y compris dans le domaine des moyens matériels à même de permettre aux acteurs directs de ce secteur de remplir convenablement leur mission», ont indiqué plusieurs agents paramédicaux. C’était lors de la marche nationale organisée ce dernier mercredi. Ils ont parlé de matraquage à nul autre pareil que subissent les acteurs de ce secteur. Au-delà des raisons que les uns et les autres évoquent, les responsables en poste au plus haut niveau du ministère tenteraient de livrer praticiens et paramédicaux à la vindicte populaire en les impliquant dans ce qui se passe dans nos hôpitaux. Au niveau des différentes directions du ministère, l’on tente de faire croire à la population que l’Etat a mis tous les moyens d’intervention aux agents du secteur de la santé. « Ce sont ces derniers qui ne veulent pas travailler », dit-on. Il reste qu’à ce niveau, l’on ne veut pas reconnaître le déficit criard en matériel médicotechnique. Notamment dans les communes implantées loin du chef-lieu de wilaya où les communications téléphoniques sont presque inexistantes et les difficultés plus importantes en termes de prise en charge. L’analyse de la situation basée sur le quotidien des populations indiquent que l’on travaille sans eau potable, sans électricité, sans moyen de communication efficace et sans piste praticable. « L’on se pose des questions de savoir si les responsables locaux, régionaux et nationaux sont informés de notre situation et des difficultés que nous endurant quotidiennement pour accomplir notre mission», s’interrogent nos mêmes sources. Et pourtant, c’est dans ce secteur où l’on continue à fournir le plus d’efforts non seulement pour répondre aux besoins des populations en termes de prise en charge médicale, mais aussi pour sauver des vies humaines. N’est-ce-pas à ce niveau que les acteurs directs entre praticiens et paramédicaux travaillent plusieurs heures supplémentaires d’affiliée? Ils le font sans interruption même pour rester constamment au chevet des patients alors que rien ne leur impose de le faire. Même leur salaire respectif est ridicule comparé à celui de leurs collègues en activité en milieu urbain. Leurs représentants syndicaux sont impuissants face à une hiérarchie insaisissable ou peu encline à respecter ses engagements. Mais il n’y a pas que cet aspect. Il faut dire que la majorité des établissements de santé sont à l’état de dégradation avancée. Particulièrement les établissements hospitaliers où les infiltrations d’eau, les vitres cassées, des portes délabrées, des lits de malade rouillés, des draps et couvertures usés pour avoir servi des centaines de fois et bien d’autres comme les infiltrations d’eau, la présence d’animaux nuisibles, ajoutent un plus à cette situation d’abandon. Elle caractérise nos établissements hospitaliers, les cliniques et polycliniques. Seul un miracle a fait que l’on n’ait pas eu à vivre des drames liés aux maladies nosocomiales. «C’est parce que le corps médical et paramédical assument convenablement leur mission que nous avons réussi à éviter ce genre de situation dans nos établissements. Nous citerons pour l’exemple l’épidémie de rougeole rapidement maîtrisée grâce à leur vigilance », a indiqué un praticien. Il a ajouté : « Le gouvernement a, à maintes reprises, affirmé sa volonté à recevoir les observations des partenaires sociaux du secteur de la santé et à prendre en compte leurs propositions pour les solutionner. On attend toujours.»

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