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Quotidien d'information indépendant - n° 6134 - Jeudi 19 Avril 2018

Place du secteur privé au sein de l'économie algérienne

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Je définis le véritable nationalisme comme celui à quelque niveau de responsabilité qu’il soit, entrepreneurs ou de simples citoyens qui contribuent à l’accroissement de la valeur ajoutée nationale, à la création d’emplois durables et contribuant à travers un impôt juste aux recettes fiscales de l’Etat. Il s’agit de démystifier l’apport du secteur privé productif que certains et la nostalgie du socialisme de la mamelle assimilent à prédateurs.

Aussi, que représente le secteur privé algérien face au chiffre d’affaires de Sonatrach qui contribue directement et indirectement via la dépense publique/via les hydrocarbures à plus de 80 pour cent du produit intérieur brut restant un long chemin à faire supposant une autre vision politique. il n’existe pas d’économie de marché spécifique à l’Algérie, les lois économiques étant universelles mais des spécificités sociales dans la gestion de la ressource humaine.
Force est de constater que durant cette période de transition, ni économie de marché concurrentielle, loin de tout monople qu’il soit public ou privé plus néfaste, ni économie étatisée, l’Algérie se cherchant toujours, le secteur privé algérien qu’il soit autonome vis-à-vis des sphères du pouvoir ou dépendant, (pour l’octroi de marchés), a une attitude contradictoire tant vis-à-vis de la politique du gouvernement que de grands dossiers.
Comme la privatisation (totale ou partielle des entreprises publiques existantes) qu’il s’agit de ne pas confondre avec la démonopolisation (unités nouvelles crées par le secteur privé) avec parfois des alliances contre nature avec des syndicats corporatistes, (intérêts communs de rente), les dossiers de l’adhésion à l’organisation mondiale du commerce, des Accords de libre échange avec l’Europe et de la règle des 49 /51% % (l’Etat algérien supportant tous les surcoûts via la rente) régissant le privé international, instaurée en 2009 (sans une délimitation claire de ce qui est stratégique et de ce qui l’est pas), dont les IDE, selon les rapports internationaux sont relativement faibles, contrairement aux discours officiels.

D’ailleurs on peut se poser cette question : pourquoi la majorité des projets dans le cadre de la règle des 49/51% valables pour les segments stratégiques à définir avec précision, et pourquoi ne pas instaurer la minorité de blocage pour les segments non stratégiques, et le pourquoi de cet assainissement des entreprises publiques du secteur public alors que 70% sont revenues à la case de départ au lieu d’une nouvelle affectation plus rationnelle au profit de nouvelles filières ?
Pour sa relative autonomie, n’existant pas une autonomie totale dans l’absolu, le rôle du secteur privé a besoin d’être démystifié souvent assimilé faussement à voleurs alors que l’Algérie a besoin de milliers d’entrepreneurs privés dynamiques cohabitant avec de véritables managers du secteur public qui eux aussi ont besoin d ‘autonomie pour prendre des décisions en temps réel en ce monde turbulent et instable.
Le développement des espaces de liberté, ne saurait signifier capitalisme sauvage devant concilier efficacité économique et une profonde justice sociale qui n’est pas l’antinomie de l’efficacité. L’Etat régulateur dans tous les pays du monde y compris aux USA, a un rôle stratégique à jouer afin de concilier les coûts sociaux et les coûts privés. Il ne faut pas se tromper de stratégie. Nous avons de nombreux entrepreneurs dynamiques informels acquis à la logique de l’économie de marché qu’il s’agit d’introduire dans la sphère réelle non par mesures administratives autoritaires mais par de nouveaux mécanismes économiques de régulation.
Comme nous avons le dynamisme de certains patrons de la sphère réelle soumis aux contraintes bureaucratiques. Comme il ne faut pas oublier notre diaspora, les milliers d’entrepreneurs algériens qui réussirent à l’étranger qui peuvent être un pont entre l’Etranger, au sein des espaces euro-méditerranéens et –africains. Ils peuvent être des relais de transfert managérial et technologique grâce à des co-partenariats et des co-localisations avec des investisseurs étrangers et contribuer au développement économique et social de l’Algérie.

La sécurité nationale étant posée, l’Algérie en ce mois de septembre 2017, ne connait pas encore de crise financière mais une crise de gouvernance. Mais le risque sans correction de l’actuelle politique économique est d’aller droit vers le FMI horizon 2019/2020 ou cohabiteront crise financière et crise de gouvernance. La solution la plus sûre est d’avoir une vision stratégique, loin de tout replâtrage, les tactiques pour paraphraser les experts militaires, devant s’insérer au sein d’une fonction objectif stratégique ce qui fait cruellement défaut actuellement.
L’Algérie a un répit de seulement trois ans pour changer de cap et éviter de vives tensions sociales 2018/2020. Alors que faire pour maintenir le niveau des réserves e change à un niveau acceptable qui tient la valeur du dinar car à 20/30 milliards de réserves de change la cotation officielle du dinar serait à plus de 200 dinars un dollar. Comment compresser les rubriques importation de biens et services, dynamiser les rentées annuelles de Sonatrach qui dépendront à la fois de la forte consommation inférieure, de la concurrence internationale et des cours futurs, dont l’Algérie n’a aucune emprise ?
L’annonce euphorique des gouvernements précédents d’une sortie de devises en biens et services de 30 milliards de dollars entre 2017/2018 , même discours due l’actuel ministre du commerce le 19 octobre 2017 est irréalisable, sauf à fermer la majorité du secteur économique et provoquer une implsio, sociale. En effet, nos calculs largement publiés dans la presse nationale et internationale à partir des statistiques douanières donc officielles, année par année en janvier 2017 montrent qu’entre 2000/2016 les sorties de devises de biens ont été d’environ 520 milliards de dollars (560 milliards de dollars à juillet 2017), plus les services 120/140 souvent oubliés dans les déclarations officielles (10/11 milliards de dollars/an entre 2010/2016) et les transferts légaux de capitaux de plus de 730 milliards de dollars, pour une entrée de devises d’environ 850 milliards de dollars, la différence » étant les réserves de change au 31/12/2016 de 114 milliards de dollars et de 102 milliards de dollars septembre 2017.

Les sorties de devises biens-services-transferts légaux de capitaux ont été d’environ de 60 milliards de dollars en 2016 et les entrées de devises 29,5 milliards de dollars. Pour 2017 (prévisions en fonction des indicateurs officiels des huit premiers mois, les sorties de devises (prévision 2017 : biens-services-transferts légaux de capitaux seront entre 55/57 milliards de dollars pour une entrée de devises 32/33 milliards de dollars dont le montant officiel annoncé par le PDG de Sonatrach de 31 milliards.
En résumé, faute d’une bonne communication par un discours vérité, ne signifiant pas sinistrose avec des solutions réalistes mis en relief non par des intellectuels organiques aux ordres mais des personnalités crédibles, le discours totalement alarmiste a eu un effet dévastateur au niveau national et international. Au niveau national, selon nos enquêtes, certains possédant d’importantes sommes d’argent se sont précipités pour retirer leur agent des banques soit en les reconvertissant en euros, soit en achetant de l’or ou des biens durables.

Et surtout auprès de la population algérienne : que l’on fasse une enquête de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud auprès de simples citoyens qui sont hantés depuis ces discours par la peur de perde leur pouvoir d’achat. Au niveau international, suite à ces discours alarmistes, des institutions de renommées mondiales comme leurs récents rapports d’octobre 2017 de l’Institut américain Carnegie sur la politique du gouvernement actuel, le grand quotidien français le monde.fr ou une institution financière comme le crédit agricole français reprenant les arguments de certains responsables algériens ont dressé un tableau noir de la situation économique et sociale de l’Algérie où l’amplification de la crise déstabiliserait toute la région méditerranéenne et africaine. Ce genre de discours porte atteinte à la sécurité nationale, est facteur de démobilisation, risquant de provoquer une psychose généralisée pas d’investissement porteur à terme, (dérive inflationniste), faire fuir les capitaux (dérapage du sur le marché informel).
Or, sans confiance aucun développement n’est possible L’objectif stratégique est d‘aller vers de profondes réformes structurelles et une mobilisation générale de toutes les composantes de la société sans lesquelles, l’on ne pourra pas faire émerger une économie diversifiée. Sans réformes, au-delà de 2020, il sera impossible de maintenir le niveau des réserves au vu de la situation économique. L’Algérie n’est pas en faillite et a toutes les potentialités pour surmonter la crise. Redonnons confiance et rassemblons les Algériens au lieu de les diviser. Dr Abderrahmane Mebtoul, professeur des universités, expert international

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