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Quotidien d'information indépendant - n° 6261 - Samedi 22 Septembre 2018

Publication : «Kitabat Tocqueville aâni El Djazaïr 1837-1847» de Ali Ziki

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Dans la catégorie des ouvrages traitant de notre glorieuse histoire algérienne, plus particulièrement de la période d’occupation française, un titre paru cette année aux éditions «Dar El Dja’iza», sous le titre «Kitabat Tocqueville aâni El Djazaïr 1837-1847» (Les écrits de Tocqueville sur l’Algérie 1837-1847), traduit et présenté par le professeur Ali Ziki, demeure incontournable car il met à nu la pensée haineuse de ce philosophe, considéré jusqu’alors comme un penseur humaniste et vertueux.

Dans une préface signée Daho Djerbal, l’on apprend qu’Alexis-Henri-Charles Clérel, comte de Tocqueville, était un écrivain, philosophe et homme politique français dont les écrits ont influencé de manière considérable le libéralisme et la pensée politique française. En proposant cette traduction pointue des textes de Tocqueville, l’auteur Ali Ziki veut faire découvrir au lectorat arabophone les idées abjectes et sentiments perfides que nourrissait cet intellectuel à l’égard du peuple algérien ainsi que ses viles visées colonialistes. Né à Paris en 1805 au sein d’une famille issue de la noblesse française qui perdra ses privilèges après la Révolution de 1789, Tocqueville oeuvrera par tous les moyens à redorer le blason familial, en utilisant pour cela sa plume. Après des études de droit, il se lance dans l’étude de la société américaine, mettant l’accent sur les fondements de la démocratie dans ce pays, en ce XIXe siècle, idées largement développées dans un ouvrage paru en deux tomes et intitulé « De la Démocratie en Amérique ». Mais si Tocqueville s’érige en défenseur des Indiens d’Amérique et prend position contre l’esclavage des Noirs, il en sera tout autrement pour l’Algérie. En 1837, il se lance, en effet, dans une campagne en vue de son élection au poste de député. Tocqueville publie deux lettres sur la situation politique en Algérie. Quelques années plus tard, en 1841, il débarque en Algérie et consigne ses notes de voyage dans un journal de bord. A son retour en France, il rédigera quatre textes : Voyage en Algérie, Lettre sur l'Algérie, Travail sur l'Algérie et Rapport sur l'Algérie dans lesquels il défendra la colonisation. Selon Todorov, traduit par Ali Ziki, Tocqueville a, à travers ses analyses, cherché à justifier la colonisation au nom du principe humanitaire de l'expansion de la colonisation. Ainsi, dans son rapport présenté devant la Chambre des députés, Tocqueville pose la question de savoir si la domination exercée dans l'ancienne Régence d'Alger est utile à la France ? Question à laquelle il répond par l’affirmative. Il écrit en substance : « J'ai souvent entendu en France des hommes que je respecte, mais que je n'approuve pas, trouver mauvais qu'on brûlât les moissons, qu'on vidât les silos et enfin qu'on s'emparât des hommes sans armes, des femmes et des enfants. Ce sont là, suivant moi, des nécessités fâcheuses, mais auxquelles tout peuple qui voudra faire la guerre aux Arabes sera obligé de se soumettre ». Et d'ajouter : « Quoi qu'il en soit, on peut dire d'une manière générale que toutes les libertés politiques doivent être suspendues en Algérie ». Dans un autre texte, il va plus loin dans son abjection, en appelant à la violence : « Le second moyen en importance, après l'interdiction du commerce, est le ravage du pays. Je crois que le droit de la guerre nous autorise à ravager le pays ». C’est à juste titre que Ali Ziki notera qu’« en accompagnant, encadrant, et conseillant les étapes des opérations militaires de la conquête, Tocqueville fut un cynique théoricien et l'architecte en chef de la conquête des terres, ainsi que de l'assujettissement des esprits des autres; maniant maladroitement l'universalisme encombrant de la philosophie des Lumières et les sacro-saints principes libérateurs de la Révolution française » et d’ajouter encore que Tocqueville n’était qu’un « personnage ambigu et ambivalent, voire hypocrite». Le travail de traduction de Ali Ziki est de premier ordre pour ceux qui aimeraient découvrir la pensée de ce philosophe, parmi le lectorat arabophone. Une traduction fidèle des quatre écrits de Tocqueville sur l’Algérie et la colonisation française qui aiderait à tout travail scientifique consacré à cette période de notre grande Histoire. Philosophe de formation et Professeur des universités à l’Université d’Alger 2 (Département de philosophie et Institut de traduction), Ali Ziki est également professeur associé à l’École supérieure des beaux-arts d’Alger (ESBA), ancien directeur de l’Institut de philosophie de l’université d’Alger et membre du haut conseil de l’Université d’Alger. Il a participé à plusieurs colloques nationaux et internationaux, de même qu’il a à son actif la publication de plusieurs articles dans diverses revues spécialisées en philosophie. Ali Ziki, «Kitabat Tocqueville aâni El Djazaïr 1837-1847» (Les écrits de Tocqueville sur l’Algérie 1837-1847), éditions «Dar El Dja’iza», Alger 2017

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