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Quotidien d'information indépendant - n° 5860 - Samedi 27 Mai 2017

Le cocktail de Jeudi

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Ça gaze
Moins médiatique que la guerre syrienne ou l'Ukraine, le Grand jeu énergétique voit pourtant une suite inexorable de victoires du tsar du gaz et de reculs du système impérial, incapable d'empêcher la jonction chaque fois plus forte du Heartland et du Rimland.

Au premier trimestre 2017, Gazprom a encore augmenté ses exportations d'or bleu vers l'Europe avec 51 Mds de m3, en hausse de 15%. A ce rythme, ce sont 200 Mds de m3 qui passeront sur le Vieux continent cette année, contre 180 Mds en 2015 et 160 Mds en 2014, année du début de la guerre fraîche sur fond de crise ukrainienne. Malgré les éructations et autres coups de menton occidentaux, le principe de réalité s'est imposé.

Une balle dans le pied
Les dirigeants européens se tirent une balle dans le pied. De manière amusante, Gazprom ironise maintenant sur la nécessité de lire 50 nuances de Grey avant d’engager des discussions avec les Européens ! Derrière l’humour de la déclaration, une vraie question se pose : jusqu’où ira le masochisme européen ? Le gaz russe est le moins cher, le plus proche et le plus abondant. Il faut vraiment avoir l’esprit retors (ou plus sûrement être totalement soumis à la pression venue d'outre-Atlantique) pour ne pas en profiter…

Un grand classique
L’intérêt stratégique des Américains est d’isoler l’Europe de la Russie afin de maintenir une Eurasie divisée. C’est un grand classique des relations internationales : la puissance maritime cherche à empêcher l’intégration du continent de peur d’être marginalisée. Dans le cas présent, ça se double d’une volonté américaine de contrôler les routes d’approvisionnement énergétique de leurs rivaux ou alliés afin de garder une certaine capacité de nuisance dans un contexte de déclin relatif. Un libre flux énergétique entre la Russie et l’Europe serait donc doublement dramatique pour Washington.

Du sauve-qui-peut ?
Les dirigeants européens vont-il enfin cesser de s’auto-mutiler et échapper à l’emprise de la formidable capacité de nuisance américaine. Washington avait déjà réussi à tenir la jambe européenne pendant des années avec l’illusoire projet Nabucco, désormais ravalé au rang des farces. Les vassaux européens semblent avoir compris. Ils apaisent le système impérial avec de belles et creuses déclarations mais, dans les faits, se rapprochent inexorablement du gaz russe. Celui-ci représente désormais 1/3 de la consommation européenne totale et cette part ne fera qu'augmenter à l'avenir.

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