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Quotidien d'information indépendant - n° 5884 - Samedi 24 Juin 2017

Une vieille cité berbère

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La célébration du mois du patrimoine (18 avril au 17 mai) constitue une opportunité pour les Témouchentois de renouer avec leurs arts et cultures populaires. C’est aussi une occasion aux hommes de lettres, de culture et d’histoire de réécriture d’une façon objective la richesse culturelle et historique de cette région de l’Algérie afin que ses enfants connaissent leur identité culturelle.

Située au nord ouest de l’Algérie, elle perche sur la Méditerranée. Son littoral mesure 80 km. En outre elle représente l’orthocentre du triangle formé des wilayas d’Oran à l’est, Sidi Bel- Abbès au sud et Tlemcen à l’ouest. Ses terres agricoles dont des grandes plaines et ses ressources hydriques dans les Oueds Tafna, Sennan ont séduit les peuples et les tribus venant de l’extérieur et de l’intérieur de l’Algérie qui se sont y installées.
Selon le livre «Aïn Témouchent, au fil des temps» de l’écrivain journaliste Safi Moussa Boujemaâ, plusieurs siècles avant l’ère chrétienne, il fut mis en évidence une cité rudimentaire qui était en fait un ensemble de cabanes construites en végétaux et en pierres formant ainsi la première agglomération berbère sur les rives de Oued Sennan, actuellement la rue des jardins. Cette cité avait comme nom Sufat. Ensuite, elle fut occupée par les Romains vers la fin du premier siècle avant JC.
Les Romains faisaient peu d’incursions, vers l’intérieur des terres et contrôlent bien les autochtones à tel point qu’ils autorisent les Berbères à servir de force d’appoint leur armée. Vers 203 avant JC, Syphax battit son royaume Numidie occidentale à Siga dans la région d’Oulhaça et devient le plus puissant roi de la contrée. Ensuite, il s’allie avec les Carthaginois contre Massinissa allié des Romains.

Plus tard, Sufat prendra le nom romain d’Albulae qui signifie la roche blanche. Au 7e siècle, un violent séisme secoua cette région qui fut synonyme de la fin d’Albulae. Au lendemain de l’arrivée des arabes musulmans vers l’an 704, les Berbères se reconvertissent à l’islam et forment au 9e siècle, une agglomération arabo-berbère qui succédera à Albulae. Les deux principales tribus berbères furent Maghraoua et Beni Iffren(Zenata) qui occupent la région. Ces derniers quittèrent le territoire pour s’installer au Maroc quelques années avant 1070 lors de l’apparition du roi Youcef Ibn Tachfine à Tlemcen.
Ce dernier a bouté de l’extérieur les troupes zénaties grâce à l’aide des tribus berbères de Médiouna. La région n’a pas connu de quiétude. Ce conflit a été profitable aux tribus de Béni Ameur, descendantes des tribus arabes Banou Hillal, de conquérir cette région et accaparent de ses richesses. Depuis, cette région prendra le nom de Senna et se développera une activité économique basée sur l’agriculture, le commerce et l’élevage. A ces deux communautés arabe et berbère s’associent les juifs israélites en provenance du Maroc et de l’Espagne. Elles cohabitaient ensemble.

«Les Juifs furent plus heureux en terre d’Islam que dans la plupart des pays d’Europe, où ils furent là, réellement en butte à une haine implacable» cite dans son livre «Les juifs d’Afrique du Nord » André Chouraqui, israélite natif d’Aïn Témouchent. Aujourd’hui, Aïn Témouchent de son vraie appellation berbère «Timouchent «est composée de deux mots ; Tim et Ouchent.
Le premier signifie la source et le second voulait dire la femelle du chacal. Cette source est située dans un oued à l’Ouest d’Aïn Témouchent. Elle était très fréquentée par cet animal qui abreuvait ses petits, c’est ce que rapporte la tradition orale. Autres communes portent des noms berbères tel que Tamazoura, Aghlal,Terga Oulhaça.Certaines plantes timarssat, magramen, El Yazir sont toujours utilisées dans la médecine traditionnelle. En patrimoine immatériel, les habitants d’Aïn Témouchent célèbrent le premier jour de l’année berbère yennayer, cette tradition héritée depuis plusieurs siècles.

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