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Quotidien d'information indépendant - n° 5806 - Jeudi 23 Mars 2017

Une série d’attentats fait près de cinquante morts

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Une série d’attentats a secoué trois villes afghanes dont Kaboul, frappée pour la première fois de l’année, et les capitales du Helmand et de Kandahar dans le Sud.

Kaboul et les capitales des deux provinces du Helmand et de Kandahar ont été frappées, mardi 10 janvier, par une série d’attentats faisant au moins 50 morts - dont cinq diplomates des Emirats arabes unis - et des dizaines de blessés. Vers 16 heures, heure d’affluence à Kaboul, un kamikaze s’est fait exploser près de l’annexe du Parlement afghan, alors que des employés, tout juste sortis de leurs bureaux, s’apprêtaient à monter dans un bus. Selon Sediq Sediqui, le porte-parole du ministère de l’intérieur afghan, une voiture piégée a explosé quelques minutes plus tard, à l’arrivée des secours et des forces de sécurité.
Le bilan provisoire est de 38 morts et il pourrait s’alourdir, selon le ministère afghan de la santé, car certains, parmi les 72 blessés, sont dans un état critique. L’attaque a été immédiatement revendiquée par les talibans qui ont affirmé que les victimes étaient des « agents de renseignement ». Le président afghan, Ashraf Ghani, a condamné une «attaque barbare» contre des civils. Quelques heures plus tôt, un attentat-suicide avait fait au moins 7 morts à Lashkar Gah, la capitale provinciale du Helmand, dans la maison d’Hajji Khudaidad, un commandant taliban qui se serait rallié récemment aux forces gouvernementales. Selon le responsable de la police de la province, un kamikaze s’est fait exploser dans la cour du bâtiment, et le véhicule piégé qu’il avait garé à proximité a été désamorcé.

«Rivalités internes locales»
Les talibans, qui ont également revendiqué cette attaque, contrôlent les trois quarts de la province, première zone de production d’opium dans le pays, et encerclent sa capitale depuis plusieurs mois menaçant de la faire tomber. Les forces américaines, qui comptent 8 400 soldats dans le pays, ont récemment déployé 300 marines dans la capitale de la province pour aider l’armée afghane à contrer la progression des insurgés. Une troisième attaque a frappé, à Kandahar, la résidence du gouverneur de la province au moment où il recevait l’ambassadeur des Emirats arabes unis en Afghanistan, Juma Mohammed Abdullah Al-Kaabi.
Ce dernier a été blessé. Cinq responsables émiratis figurent parmi les tués dans l’attentat. Ils travaillaient sur «des projets humanitaires, d’éducation et de développement», selon une déclaration officielle émiratie. Le président des Emirats, Khalifa Ben Zayed Al-Nahayan, a ordonné que tous les drapeaux sur les bâtiments publics soient mis en berne pendant trois jours afin d’honorer «les martyrs qui ont donné leur vie pour la défense de causes humanitaires».
Selon les propos du chef de la police de la province, Abdul Raziq, rapportés par l’AFP, «les explosifs avaient été placés dans les canapés et ont détonné pendant le dîner» et «certaines victimes, totalement brûlées, n’ont pu être identifiées ». Au moins un député et un sénateur afghans, ainsi que le gouverneur adjoint de la province, Abdul Shamsi, font partie des 11 victimes. Les talibans affirment ne pas être à l’origine de cette attaque, dans un communiqué publié mercredi matin, et pointent du doigt des «rivalités internes locales».

Dégradation de la situation
Cette attaque pourrait avoir pris pour cible Abdul Raziq, qui avait proposé en décembre 2016 de proposer la création d’une «zone de sécurité» pour accueillir les talibans et leurs familles afin de les soustraire à l’influence du Pakistan. «Les talibans appartiennent à ce pays, ils sont les fils de cette terre», avait déclaré ce commandant, l’un des plus puissants du sud du pays, connu pour être un ennemi farouche des talibans. Les talibans qui règnent ou combattent dans le quart des districts du pays, n’ont jamais contrôlé un territoire aussi vaste depuis la chute de leur régime en 2001.
Contrairement aux hivers précédents, où les rudes conditions climatiques compliquaient les offensives militaires, ils ne se sont pas repliés de l’autre côté de la frontière, à l’ouest du Pakistan, et continuent à faire pression sur l’armée afghane pour ne pas céder les territoires conquis en 2016. La dégradation de la situation et la présence de l’organisation Etat islamique, dans la province de Nangarhar, ont poussé Barack Obama à renforcer la présence militaire américaine dans le pays. Selon les chiffres fournis par le commandement central de l’armée de l’air américaine, les bombardements ont augmenté de 40% en 2016 en Afghanistan. L’armée américaine a annoncé en décembre 2016 le déploiement de 2 300 soldats supplémentaires dans le pays.

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