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Quotidien d'information indépendant - n° 5753 - Samedi 21 Janvier 2017

Surenchère et spéculation persistent

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La mise en route du programme national de réhabilitation des anciennes constructions initié récemment par les pouvoirs publics, notamment celles implantées en centre urbain des grandes villes, intervient en même temps que l’octroi d'un financement additionnel de 120.000 nouveaux logements à l’échelle nationale.

Il est destiné au programme logements location-vente (AADL). Ce qui permettra d’augmenter le nombre des logements prévus dans ce cadre à 470 000 unités dont la réalisation sera totalement financée par le trésor public. L’annonce a été faite récemment par le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune. Ce membre du gouvernement en a profité pour exprimer la détermination des pouvoirs publics à poursuivre le lancement des projets de logements.
«Ce programme ne sera pas suspendu quelle que soit la conjoncture», avait tenu à préciser le ministre comme pour répondre à la rumeur persistance portant sur l’abandon de la politique de financement des réalisations des logements tous segments confondus. Cette poursuite de la politique est quelque peu confirmée par la distribution en mars 2017 des logements aux souscripteurs des programmes 2001 et 2002 (AADL 1). D’autres opérations d’attributions sont prévues pour être entamées prochainement. Ils préfigurent des programmes réalisés au profit des souscripteurs au programme 2013 (AADL 2).

Cette annonce à laquelle il faut ajouter celles relatives à la réalisation et attribution de logements publics locatifs (LPL) n’a réduit en rien la pression exercée par les demandeurs. Particulièrement courant 2015 et 2016. Ces deux dernières années ont vu des milliers de familles en bénéficier. Des centaines voire des milliers d’autres n’en ont pas joui. C’est que, aussitôt les documents d’attribution en leur possession, ce genre d’attributaires se rue sur les agences immobilières pour engager une transaction immobilière. De 5 à 6 millions le pas-de-porte d’un F.3, les propositions ne laissent pas insensibles les spéculateurs immobiliers. La démarche est généralisée à travers les 48 wilayas à un degré moindre pour celles du Sud.. On en est arrivé jusqu’à transformer les dits logements en garçonnières louées à l’heure, au jour ou au mois.
Cette situation intervient au grand désarroi de la population véritablement dans le besoin d’un toit décent. La wilaya d’Annaba représente le meilleur exemple. Sur les hauteurs de Bouzaroura dans la commune d’El- Bouni notamment où des centaines de logements flambants neufs sont toujours inoccupés plusieurs mois, voire années, après leur attribution. Les logements participatifs ou promotionnels sont, pour la plupart, voués au même trafic ou à celui de la spéculation immobilière.

Au nord comme au sud du pays, les prix des logements ont flambé pour devenir presque inabordables. Le commerce de la location de l’immobilier fait ravage. Les multiplies appels des citoyens sur la nécessité d’entamer une étude de ce dossier de «promotion immobilière » n’ont pas eu de suite. Il ne fait pas partie des préoccupations des décideurs. En attendant, les promoteurs immobiliers font de la surenchère en agissant en spéculateurs immobiliers. Comme dans d’autres secteurs socioéconomiques, l’Etat n’a pas soumis un quelconque projet de révision de la loi portant fixation des prix de cession de l’immobilier et du foncier. «Le gouvernement pourra à travers des décrets d’applications fixer les prix de cession ou location du patrimoine foncier ou immobilier sur tout le territoire national» explique un important promoteur immobilier.
Pour l’heure, les logements attribués au niveau des wilayas, font les beaux jours d’une véritable pègre. Au siège de la wilaya ou du moins à l’OPGI, l’on a cure de cette situation. Pire, Tout est fait pour que les demandes des citoyens, notamment celles des jeunes couples, soient écrasées. Il reste néanmoins que de nombreuses wilayas du pays sont confrontées à la saturation de leur patrimoine foncier.

A ce niveau, la moindre parcelle de terrain vaut son pesant d’or. Qu’il soit propriété publique ou privée, tout terrain fait systématiquement l’objet de l’intéressement des membres de la mafia du foncier. La meilleure des qualités pour s’accaparer à moindre coût de ce qui reste comme foncier domanial, est celle de député. Elle ouvre toutes les portes des décideurs à quelque niveau que ce soit.
A ce niveau l’on éprouve un malin plaisir à augmenter les prix de cession des logements réalisés dans un cadre social, participatif ou promotionnel.. Cette situation perdure toujours en l’absence d’une loi en la matière, Elle impose la nécessité d’assainir et de règlementer ce secteur. Ce qui n’est pas réalisable au regard de la composante actuelle de l’APN qui a fait de l’immobilier et du foncier sa raison d’être.

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